Indymedia Grenoble

Vidéosurveillance à Grenoble : gardons un oeil ouvert !

écrit le 05/02/2010, actualisé le 05/02/2010

De nouvelles caméras de vidéosurveillance ont été posées en janvier 2010 sans que la municipalité ne le signale. Il suffit de lever un peu les yeux. En effet, plus d’un an et demi après l’avoir annoncé, la municipalité grenobloise installe des caméras « dôme 360° » sur le parcours des manifestations sans en informer la population. La bande à Destot qui jusque là rechignait à développer la vidéosurveillance à outrance, projette d’installer également des caméras dans le centre-ville, au quartier Capuche et au Village Olympique. Gênée aux entournures sur ce sujet sensible, elle prend ces décisions dans la plus grande opacité et communique dessus avec parcimonie...

Cet article est paru dans le dernier numéro du Postillon. Pour lire l’intégralité de cet article, ainsi que les compléments d’information fort intéressants, c’est ici.

Nanos-débats et total fiasco

écrit le 01/11/2009, actualisé le 08/02/2010

Le gouvernement, via la CNDP (la Commission Nationale du Débat Public), a lancé en octobre dernier sa caravane publicitaire des nanos : une série de 17 « consultations publiques » sur les nanotechnologies dans toute la France. Le but ? Blablater pour apporter une caution démocratique à l’imposition des nanos, et laisser les réfractaires se défouler pour les épuiser. Il n’échappera à personne que les dés sont pipés. Sinon comment expliquer que les centres de recherches sur les nano et biotechnologies prolifèrent déjà ? Les autorités ne s’en cachent d’ailleurs pas, comme la ministre de l’économie, Christine Lagarde, qui a demandé au CEA « de faire des nanotechnologies une priorité » ou encore Sarkozy tapant du poing :« la France va mettre en place une stratégie d’innovation dans les nanotechnologies » .

L’appareil de propagande est en marche pour nous faire gober leurs couleuvres et accepter les conséquences mortifères de leurs recherches, tout comme ils l’ont fait pour l’amiante et les OGM. Mais, partout en France, des opposant-e-s se mobilisent et refusent de participer à cette mascarade. Voir le site nanomonde plein de ressources et d’informations critiques.

La plupart des débats ont été bordélisés ou tout bonnement annulés. En réponse aux opposant.e.s aux nanotechnologies qui ont joyeusement perturbés, depuis le début, la bonne marche de la campagne pro-nanos, la CNDP se victimise (petite histoire de Tom et Jerry) et sombre lamentablement dans la mauvaise foi et le complotisme. Face à celles et ceux qui contestent la légitimité de tels "consultations publiques", la CNDP invente le débat sans public, et organise des "débats" où les "experts" sont tenus à distance du public : une salle pour la plèbe et une autre pour les "experts" dans leur bunker.

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Petite chronologie des événements :

Les mois de janvier et de février ont été chargés en débats publics annulés :
- devant avoir lieu à Montpellier, Nantes et Paris courant du mois de février, les 3 derniers débats progammés ont été annulés dès début février.
- à Paris (Orsay) : lire les explications de l’annulation du débat.
- à Marseille, lire ici et .
- à Rennes, récit ici et .
- à Lyon, récit ici et vidéo .

Le 13 janvier, contrairement à France Nature Environnement et la Frapna-Isère, l’association Les Amis de la Terre décide enfin de boycotter le faux débat sur les nanos, alors qu’elle en a été la garante "certifiée écolo" jusqu’alors. Plus d’infos ici.

Le 10 décembre, une quarantaine de personnes sont interdites de "débat" à Caen.

Le 1er décembre à Grenoble des opposants aux nanotechnologies ont annulé la mascarade participative de la CNPD et du gouvernement. Jean Bergougnoux, le président de ladite commission n’a pas eu le temps de prononcer plus de cinq mots que la moitié de la salle s’est mise à applaudir et chanter sous les yeux des flics et vigiles venus en masse épauler les chercheurs pour défendre les nanos.

Lire des comptes rendus : ici, et . Voir des photos.

Lire la suite de la chronologie ici.

Solidarité avec les révoltés de Vincennes

écrit le 20/01/2010, actualisé le 08/02/2010

Le Centre de rétention administrative de Vincennes était la plus grande prison pour sans-papiers de France. le 21 juin 2008, un retenu y est mort. Le lendemain, le 22 juin, au cours d’une révolte collective, le centre est parti en fumée. 10 personnes sont inculpées pour cette révolte.

Leur procès commence le 25 janvier. Lire quelques compte-rendus.
- 27 janvier (3ème audience). un autre ici
- 1er février (4ème audience)
- 3 février (6ème audience)

Une semaine de solidarité est organisée en janvier 2010 autour du procès des inculpés de la révolte de Vincennes (voir l’affiche, la brochure, et pour trouver des brochures récentes, c’est ici). Des débats, projections, manifs et actions ont lieu un peu partout en France. Voir le programme. A Grenoble, en plus d’une émission de radio sur les centres de rétention et d’un "Infokiosk de solidarité", plusieurs actions ont été menées cette semaine. Lire des compte-rendu d’action ici, , et encore . Au marché de Mens, dans le Trièves (près de Grenoble), une banderole est hissée.

Depuis deux mois, des actions contre la machine à expulser ont lieu comme à Bordeaux, ou à Paris : lire ici, , et . Pour celles et ceux qui souhaitent agir contre les intérêts des profiteurs du marché de l’enfermement, quelques adresses utiles ici, et pour les infos les plus récentes.

Pendant que la justice travaille à condamner ceux qui ont voulu détruire leurs cages, l’enfermement continue de produire souffrance et colère : dernièrement, il y a encore eu deux tentatives de suicides à Vincennes, et une mort suspecte à Liège.

Etre solidaire des inculpés de l’incendie de Vincennes, c’est être solidaire de toutes celles et ceux qui, d’une manière ou d’une autre, se révoltent contre un monde où des millions de vies sont suspendues à des bouts de papiers.

RELAXE DE TOUS LES INCULPÉS ! LIBERTÉ DE CIRCULATION ET D’INSTALLATION ! FERMETURE DES CENTRES DE RÉTENTION ! PLUS DE PAPIERS DU TOUT !

Des nouvelles des actions anti-pub

écrit le 19/01/2010, actualisé le 19/01/2010

Bien qu’elles soient aujourd’hui moins médiatisées, les actions de lutte contre la publicité et le monde qu’elle essaye de nous vendre ne se sont jamais arrêtées. Depuis les actions anti-pub de l’hiver 2003-2004 et les spectaculaires et joyeuses descentes dans le métro parisien pour barbouiller les affiches, la désobéissance continue. Voir des vidéos, ici et .

Seules ou en groupe, des personnes ont décidé de s’attaquer à la peste publicitaire, sous toutes ses formes. Pour voir ou revoir le film "Le bonheur publicitaire est une chimère", c’est et , pour télécharger le fichier Torent, c’est ici. En décembre, à Grenoble, on reparle des techniques des anti-pub. Et comme il y a un an à la même époque, on voit à Grenoble des dizaines de sucettes de pub défoncées. Il n’étonnera personne que noël soit propice à l’expression du ras-le-bol contre la publicité et le mode de vie consumériste. Lire .

Les modes d’actions contre la pub sont multiples : manifestations, pétitions, détournements, destructions... Quelques exemples :

- Les déboulonneurs qui organisent un peu partout en France des actions spectaculaires (gribouillage ou recouvrement de panneaux) ont choisi les "coups médiatiques" et de s’exposer à des arrestations et à des procès qu’ils considèrent comme une "occasion de défendre nos revendications devant les institutions". Lire ici une contribution au sujet des limites de ce mode d’action.

- Basée à Grenoble, l’association Paysages de France milite, sur le terrain légal, notamment contre les nuisances publicitaires. Elle fait pression sur les élus et institutions pour faire appliquer les lois relatives à la protection de l’environnement et pour changer la réglementation. Concrétement, elle lutte contre la prolifération des panneaux publicitaires illégaux comme ceux de la Porte de France. L’action de Paysages de France a permis que soit retiré par exemple l’immonde panneau de Leclerc à Comboire.

- Un peu partout, des groupes radicaux ont choisi de recourir à l’action directe. Le but est de nuire aux intérêts des multinationales de l’affichage (J.C Decaux, Avenir...), notamment en détruisant les panneaux. A Rouen, La bande à Jésus met littéralement le feu à la pub (et pas que le feu). Pour voir en images leurs "méfaits", c’est , pour télécharger la vidéo c’est ici.

Indymedia Grenoble va-t-il mourir ?

écrit le 06/01/2010, actualisé le 06/01/2010

Rappelons qu’Indymedia Grenoble n’est pas la propriété d’une bande de journalistes alternatifs. C’est un site de publication ouverte, que nous nous contentons d’entretenir et d’animer. Nous ne fournissons pas l’information, nous l’organisons. Le contenu dépend de toi, de moi, de lui, de elle, de nous, etc. L’utilisation du site est à la portée de toutes et tous. Tout le monde est libre de publier un article ou un événement, et de réagir à un article. Bien entendu, tout n’a pas sa place sur Indymedia (publicités, messages racistes, sexistes, etc.). Pour mieux connaître l’esprit du projet Indymedia et les critères de modération des articles, il suffit de se référer à la charte.

Depuis sa remise en service en septembre 2009, la fréquentation du site reste globalement la même en terme de visites. Par contre, nous assistons, tristes et impuissant-e-s (si si !) à une baisse des publications et notamment des publications locales. En effet ce qui, pour nous, fait l’intérêt de cet outil, ce ne sont pas (que) les articles de portée générale, ni les textes glanés ça et là sur le web et que l’on peut retrouver sur les indymedia francophones ou sur d’autres sites d’information (alternatifs ou pas). Non, ce qui fait l’intérêt d’Indymedia Grenoble, ce sont les enquêtes politiques sur l’agglomération, les évènements militants locaux, les comptes-rendus de manifestations, les récits d’actions, les communiqués, les pamphlets, les pavés dans la marre et les glaviots dans la soupe... Tout ce qui donne à penser et à agir pour transformer le monde, à partir de notre environnement, notre quotidien. Mais tout cela, il y en a de moins en moins.

Alors cher-e-s ami-e-s, cher-e-s camarades : publions !

Le collectif Indymedia Grenoble


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